LES ÉTATS-DÉSUNIS DU CANADA
DOCUMENTAIRE

SYNOPSIS :
Vous croyez que seuls les Québécois ont des aspirations indépendantistes au Canada ?
Détrompez-vous. Il y a des séparatistes un peu partout dans le pays, d’une mer à l’autre…

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« If you don’t have a common culture, common language, common beliefs, you will not have a free and happy society ! (…) Together we can free the West  ! »
Douglas Christie, séparatiste de l’Ouest, septembre 2010

« It’s very hypocritical of Quebeckers to complain about things like CO2 emissions when they have absolutely no problems cashing that cheque from Alberta. »
Jefferson Glapski, séparatiste de Alberta, avril 2011

Le mot « séparation » est bilingue. Et il se prononce aussi bien avec l’accent de l’élite de la Colombie-Britannique que celui des riches cow-boys de l’Alberta, des modestes fermiers de la Saskatchewan et des pêcheurs désabusés de Terre-Neuve. Bien que marginaux, certains séparatistes de l’Ouest ont même fondé leur propre parti politique.

Les États-Désunis du Canada, documentaire des producteurs de Gentilly or not to be, part à la rencontre de ces enfants terribles qui veulent redessiner les frontières. Ces hommes et ces femmes, qu’on n’entend jamais dans les médias, expriment un malaise général from coast to coast et nous font réfléchir sur des questions fondamentales sur notre pays. Qu’est-ce qu’un pays ? Qu’est-ce qu’une nation ? And what about Quebec ?

Une autre version de l’Histoire
Le sentiment « anti-Confédération » ne date pas d’hier ! Dans leur film, les réalisateurs Guylaine Maroist, Michel Barbeau et Éric Ruel retracent l’histoire du Canada vu sous l’angle des provinces de l’Est et de l’Ouest. Étonnant pour les Québécois, et la plupart des Canadiens anglais, de constater que le « séparatisme » tourmente notre grand pays depuis sa fondation, en 1867. Dès les premiers jours de la Confédération, le conservateur John A Macdonald devait composer avec une première province séparatiste : la Nouvelle-Écosse. Un autre personnage menaçait aussi l’union des Colonies de l’Amérique du Nord Britannique : Louis Riel.

Tourné avant l’élection d’un Stephen Harper majoritaire, le documentaire expose le ras-le-bol de citoyens canadiens qui expriment souvent tout haut ce que leurs compatriotes pensent tout bas.

De quoi on accuse-t-on la Capitale nationale ? D’une mauvaise gestion des ressources mais surtout, du pouvoir pharaonique deux provinces centrales : l’Ontario et le Québec. Dans l’Ouest, où un fort sentiment d’aliénation sévit depuis 40 ans, on ne peut plus supporter l’idéologie « libérale » qui règne sur Ottawa. Le Dr Leon Craig, séparatiste et professeur emeritus de l’Université de l’Alberta, exprime combien il est frustrant pour la plupart des gens de l’Ouest de vivre dans un pays « socialiste », où l’avortement et le mariage gai sont légaux…

Mais les propos les plus cinglants sont dirigés vers les Québécois. Oreilles sensibles, prière de s’abstenir  ! Stephen Harper saura-t-il calmer les ardeurs des séparatistes du R.O.C. ?

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Principaux intervenants du documentaire

Douglas Christie (Colombie-Britannique) :
C’est le plus connu des séparatistes dans l’Ouest du Canada. Véritable incarnation de la droite, cet avocat est un des plus ardents défenseurs de la liberté d’expression au pays. Parmi ses clients, on compte quelques présumés membres du Ku-Klux-Klan, des criminels de guerre nazis et des fascistes avoués ! En plus d’avoir mené plusieurs combats jusqu’à la Cour Suprême du Canada, il milite depuis plus de 30 ans pour la séparation des provinces de l’ouest. En réponse au Bloc Québécois, il a fondé le Western Block Party.
Ryan Cleary (Terre-Neuve) :
Aujourd’hui député du Parti Néo-Démocrate, ex-rédacteur en chef du journal local de St-John’s The Independant. Il a écrit un article proposant de commencer à étudier la posibilité de se séparer. L’ancien drapeau de Terre-Neuve orne fièrement la page frontipice. Plusieurs Terre-neuviens ont un sentiment indépendantiste. Il affirme que l’idée progresse. Dans les dernières années, l’option souverainiste serait sortie des pubs enfumés et que maintenant on en parle dans la rue. Son journal a publié une étude qui démontrerait que sa Province reçoit moins que ce qu’elle donne à la Confédération.
Leon Craig (Alberta) :
Écrivain et Professeur emeritus de philosophie politique à l’Université d’Alberta, Leon défend avec passion la thèse de la séparation. Au Calgary Congress, en 2006, où quelques centaines de gens d’affaires et intellectuels du pays étaient réunis pour discuter de l’avenir de la Fédération canadienne, Craig a obtenu une gigantesque ovation avec son discours séparatiste. Plusieurs hommes d’affaires lui ont offert de l’argent pour qu’il fasse le saut en politique, mais il a refusé.
Roger Gibbins (Alberta) :
À la tête du Canada West Foundation pendant 14 ans, ce politologue a défendu les intérêts de l’Ouest au sein du Canada. Il nous explique les racines du sentiment d’aliénation de l’Ouest et nous parle du nouvel équilibre de pouvoir au Canada.
Jefferson Glapski (Alberta) :
Ce courtier financier se définit lui-même comme un « hard-core separatist ». Sa façon de militer ? Informer la population via son site web FreeAlberta.com. Ce libertarien a recueilli une foule d’informations sur l’histoire de « l’exploitation de l’ouest », le système de péréquation qui permet aux Québécois de « voler » l’Alberta, la liberté d’expression ou le bilinguisme imposés aux anglophones (forced bilinguism). Il a aussi conçu une foule de produits dérivés, allant des t-shirts aux plaque d’autos en passant par les g-strings ! Malgré les gestes posés par Stephen Harper, il est convaincu que la seule voie pour l’Alberta est la séparation.
Bruce Hutton (Alberta) :
Fondateur en 2003 du Separation Party Of Alberta, Bruce Hutton a fait partie des Royal Canadian Mounted Police avant d’être un brillant homme d’affaires. La question de ce coach de Hockey de Calgary n’est pas « pourquoi se séparer », mais bien « Pourquoi rester dans le Canada » ? Ce fils de vétéran de la deuxième guerre mondiale a vu son patriotisme s’éroder avec ce qu’il considère « des années d’injustices créées par le gouvernement fédéral ». En 1999, il a été outré par le registre des armes à feu qui a coûté plus de 2 milliards de dollars au pays. Après s’être retiré de la scène politique pendant 2 ans, Bruce Hutton a remis sur pied son parti en novembre 2007. Sa mission  : assurer un futur prospère pour les Albertains en devenant une nation indépendante du Canada.
Bill Rowe (Terre-Neuve) :
Animateur de radio de Terre-Neuve, cet auteur et ex-politicien au fédéral a vécu plusieurs années à Ottawa. À son émission de radio Back Talk, il entend la grogne de ses auditeurs envers l’Ontario et le Québec. Il nous explique les racines historiques du sentiment d’aliénation vécu à Terre-Neuve.
David Sawkiw(Saskatchewan) :
Ce fermier et apiculteur de Preeceville Sakatchewan est membre du WIPSK, parti séparatiste de la Saskatchewan. En 2003, année de sa fondation, le parti a présenté 17 candidats aux élections provinciales. Aucun n’a été élu. Malgré le peu d’appui dans leur province, les membres du parti continuent de se rencontrer et d’y croire. Leur plus grand espoir ? L’élection de Justin Trudeau ou de Thomas Mulcair à la tête du pays aux prochaines élections fédérales. Les séparatistes sont convaincus que les gens de l’Ouest verraient enfin la lumière.

FICHE D’INFORMATION :
De 2006 à 2011, Guylaine Maroist a rencontré les séparatistes du R.O.C. (Rest of Canada). Plusieurs Québécois croient à tort que le Canada anglais est homogène et que les Canadiens sont tous « unis » sous la feuille d’érable. Le Canada est constitué de plusieurs nations qui ne partagent pas forcément les mêmes valeurs. Les États-Désunis du Canada donne la parole aux citoyens canadiens qui, d’est en ouest, ne croient plus au pays fondé par John A. MacDonald.

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Le virus du séparatisme est dans l’ADN du pays depuis sa naissance, en 1867. Dès les premiers jours de la Confédération, une forte menace séparatiste est venue de la Nouvelle-Écosse. Le Parti Anti-Confédération a fait élire 18 député sur 19 à la Chambre des communes. Beaucoup plus fort que le Bloc Québécois dans ses meilleures années ! John A. MacDonald a réussi à amadouer le chef du Parti en lui offrant un poste au sein de son cabinet. Dans l’Ouest, un autre « séparatiste » va coûter une fortune à MacDonald  : le métis Louis Riel.

Au Canada, le séparatisme est un sujet tabou. Le Référendum de 1995, auquel 49,42 % de la population a voté en faveur de l’indépendance, a profondément blessé plusieurs Canadiens.

En 2006, avant l’arrivée de Stephen Harper comme Premier Ministre du pays, le sentiment d’aliénation des gens de l’Ouest était à son paroxysme. Révoltés par le Scandale des Commandites, le règne sans partage des Libéraux et le pouvoir des Québécois à Ottawa depuis plus de 40 ans, les « westerners » se sont mis à songer à l’option souverainiste. Plusieurs partis politiques ont vu le jour. L’avènement du nouveau Parti Conservateur, anciennement le Parti Réformiste, a calmé les ardeurs souverainistes. Mais lorsque le Parti passera aux mains d’un autre parti, ce qui est inévitable, qu’arrivera-t-il ?

Le politologue albertain Roger Gibbins affirme que le pouvoir de Calgary sur la colline parlementaire est là pour durer. Et que le Québec aura désormais une position « d’arrière-garde ». « C’est inévitable, comme vieillir. » L’argent du pétrole a fait pencher la balance du bord de l’Alberta. Si les séparatistes de l’Ouest sont pour la plupart satisfaits des gestes posés par Harper, leurs propos nous aide à mieux comprendre le virage idéologique effectué par Ottawa depuis mai 2011.

Saviez-vous que…
• Selon un sondage réalisé par le Western Standard en 2005, 35% de la population des trois provinces de l’Ouest étaient prêts à « explorer l’idée que l’Ouest forme son propre pays ». En Alberta, le chiffre montait à 42%. Le sondage a causé l’effet d’une bombe dans les médias canadiens qui ont contesté sa méthodologie et la question. Les gens répondaient oui ou non à cet énoncé  : “Western Canadians should begin to explore the idea of forming their own country.”

• Selon la Commission Royale de 2003, 12% de la population de Terre-Neuve voudrait se séparer.

• En 1864, lors de la Conférence de Charlottetown, le chef du Canada-Uni (Le Québec et l’Ontario), John A. MacDonald, a offert aux colonies Maritimes de former la Confédération. Sur les 4 colonies (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve), seulement deux ont accepté (le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse).

• En Nouvelle-Écosse, la population mécontente a vite gagné le Parti Anti-Confédération. Aux premières élections fédérales du Canada, en 1867, la population de la Nouvelle-Écosse a élu 18 séparatistes sur les 19 députés… Le parti séparatiste était mené par Joseph Howe.

• En juin 1948, un Référendum a eu lieu à Terre-Neuve pour annexer l’Île au Continent. La population a refusé. En juillet de la même année, on a procédé à un deuxième Référendum. L’annexion fut possible de justesse  : 52 % contre 48 %.

• L’écrivain Michael Wagner a écrit en 2009 un livre sur les mouvements séparatistes de l’Alberta  : Separatism Then and Now.

Pour en savoir plus sur les séparatistes du R.O.C. (Rest of Canada)

Ouest du Canada

« Western Alienation ». C’est l’expression consacrée pour exprimer le ras-le-bol de nos voisins de l’Ouest. Surtout dans la riche Alberta, qui verse, grâce à son pétrole, plus de 11 milliards de dollars au Canada. Malgré tout l’argent versé, un très large pourcentage d’Albertains ont le sentiment de ne pas être entendus à Ottawa. Voici une courte liste des sujets de discordes : Kyoto, mariage entre personnes du même sexe, agriculture, système de santé, registre des armes à feu. Au sein des mythiques rocheuses, ils ont le sentiment d’être hors-jeu et de ne pas compter pour le reste du pays. Plusieurs citoyens de l’est de la Colombie-Britannique et de l’Alberta se trouvent plus d’affinités avec les cow-boys du Texas qu’avec les courtiers de BayStreet.

Western Independance

Depuis le début des années 80, plusieurs partis politiques ont mis dans leur agenda politique l’indépendance des quatre provinces de l’Ouest (La Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba). Les principaux partis prônant l’union des Provinces de l’Ouest sont le Western Canada Concept, le Western Independance Party et plus récemment, le Western Block Party.

En 1982, on a même élu un député du Western Canada Concept : Gordon Kesler. Il est le seul député séparatiste à avoir obtenu un siège.

Western Block Party : Le Western Block Party est la réponse occidentale au Bloc Québecois. Douglas Christie est sans doute le séparatiste qui a fait le plus couler d’encre depuis 25 ans. Cet avocat de Victoria, en Colombie Brittanique, a souvent semé la controverse autant à cause de ses positions d’extrême-droite que pour ses positions séparatistes. Plusieurs sympathisant à la cause indépendantiste refusent d’ailleurs de s’y associer à cause de la réputation de cet avocat.

Alberta

L’Alberta est évidemment la Province la plus « séparatiste » au pays après le Québec. Plusieurs partis sécessionnistes se sont succédés depuis 20 ans, dont le Alberta Independance Party, aujourd’hui défunt. Mené par Bruce Hutton, The Separation Party of Alberta a nommé des candidats à l’élection provinciale de 2004.

Ce mouvement existe de façon marginale depuis 30 ans. Mais il a pris des forces au tournant du siècle. En février 2003, le conservateur Ralph Klein, luttant férocement contre Kyoto, a mis son poing sur la table de la Confédération et a servi une menace séparatiste à Ottawa. À cette époque de ras-le-bol, de jeunes mamans en véhicule utilitaire se promenaient à Calgary avec l’autocollant séparatiste : « 100 ans, c’est assez ! »

Colombie-Britannique

La Colombie-Britannique fait partie de la Confédération canadienne depuis 1871. Pourtant, les dirigeants de cette province partaient régulièrement en guerre contre Ottawa. Plus récemment, lors du litige entre Victoria et Ottawa portant sur la pêche au saumon, on entendit des voix comme celle de la Sénatrice Pat Carney brandir la menace de la séparation de la province.

BC Refederation Party : Ce nouveau parti né en 2007 prend pour modèle le Parti Québécois. Au lieu de jouer sur la scène fédérale, ils croient qu’ils ont plus de chance de rapatrier certains pouvoirs en prenant place sur la scène provinciale. Leur nouveau chef, John Twig, est en train de mettre sur pied ce parti réformiste pour les prochaines élections. De craintes d’effrayer leurs compatriotes, qui n’ont pas beaucoup d’estime pour les séparatistes, ils veulent entreprendre un parcours étapiste.

La République de Cascadia : Cascadia est un mouvement indépendantiste qui prône l’union de la Colombie-Britannique, de l’Oregon et de l’État de Washington. L’idée n’est pas née d’hier. En 1813, Thomas Jefferson, un des pères fondateurs des Etats-Unis, prédisait que la côte ouest serait un empire indépendant.

Saskatchewan

Au début des années 80, en Saskatchewan, le Unionest Party arguait que les Provinces de l’Ouest devraient se joindre aux Etats-Unis.

Western Independance Party of Saskatchewan : Ce parti prônant l’indépendance de l’Ouest a été fondé en 2002. Bruce Ritter en a été le premier chef. John Nesdoly lui a succédé. À chaque élection provinciale, le parti présente quelques candidats. La première année, ils étaient 17 ! Aux dernières élections de 2011, ils n’étaient plus que deux, mais Neil Fenske, Dana Arnason, Frank Surfas et David Sawkiw continuent de se battre pour leur cause.

Manitoba

United North America : « United North America is dedicated to the democratic unification of Canada and the United States of America into one nation, under the framework of the United States Constitution. » Et oui, vous avez bien lu ! Depuis 2000, Jonathan Wheelwright a un blogue extrêmement populaire. Pour le Manitobain, les Américains et les Canadiens sont des frères et sœurs qui vivraient en parfaite harmonie. Son idée est prisée par plusieurs de ses compatriotes. Ce féru d’histoire prédit que les Provinces vont devenir des États et s’en porteront très bien. Plusieurs citoyens canadiens et américains l’appuient. Son bras droit ? Un jeune… Québécois du nom d’Alexandre Dufresne.

Terre-Neuve et Labrador

Le 27 avril 2007, Terre-Neuve scandait « maîtres chez nous ». Son objectif ? Plus de pouvoirs pour sa province. Son ambition ? Ne plus dépendre d’Ottawa. Le Québec des années 60 ? Plutôt, Terre Neuve et Labrador 2007. Lors du discours du trône marquant l’ouverture de la session parlementaire, le gouvernement de Terre-neuve et Labrador a tenu des propos hautement similaires aux revendications nationalistes du Québec. Allant même jusqu’à paraphraser l’ancien Premier ministre québécois Jean Lesage à l’époque de la Révolution tranquille.

« Nous sommes prêts à prendre en charge notre avenir et la province deviendra autonome alors que nous deviendront « maîtres chez nous » (masters of our own house), a déclaré le lieutenant gouverneur Edward Roberts. « Après le Québec, Terre-Neuve est sans doute la province la plus distincte du pays, affirme Alex Marland, professeur de science politique à l’Université Memorial de St-John’s.

La plupart des artistes et des intellectuels ne se sentent pas chez eux au Canada. En 2005, lorsque le Premier Ministre Danny Williams a mis l’unifolié en berne pour contester une décision d’Ottawa, il aurait parfaitement exprimé le sentiment des Terre-Neuviens. Presque partout, on ne voyait plus flotter que l’ancien drapeau rose, blanc et vert.

À leurs yeux, la crise de la morue, puis le projet hydroélectrique des chutes Churchill, montrent qu’on ne saurait faire confiance au système fédéral. Dans les années 1960, Ottawa a refusé de soutenir Terre-Neuve dans les négociations sur le transport de l’électricité destinée aux marchés américains (elle devait traverser le Québec). Aujourd’hui, l’électricité quitte le Labrador au même prix qu’il y a 40 ans et chaque dollar de manque à gagner arrache des soupirs amers aux insulaires.

Ontario

OntarioUSA : Pour plusieurs, l’Ontario est le Canada. Mais depuis belle lurette, plusieurs Ontariens préféreraient être des Américains…. Résident d’Hamilton, Marcus Mayer a conçu un site internet pour promouvoir cette idée. Bien sûr, les Ontariens ne sont pas les seuls à fantasmer sur la bannière étoilée : selon un sondage réalisé par la firme Léger Marketing en 2002, 19.9 % des Canadiens seraient en faveur d’une annexion aux États-Unis et 38% des Américains leur diraient bienvenue !

Ontario Independance League : En 1996, Leonard Briden démarrait son site internet en faveur de l’indépendance de l’Ontario. Son point de vue ? L’Ontario ne tirerait que des bénéfices à la suite de l’indépendance.

Nouvelle-Écosse

En 1867, la Nouvelle-Écosse fut la première province séparatiste. De fait, 65% des citoyens ont signé en 1868 une pétition à la couronne britannique pour révoquer l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique. Représentant des citoyens, Sir Joseph Howe était furieux contre le Premier Ministre de la Nouvelle Écosse Sir Charles Tupper qui avait eu l’arrogance de signer une entente avec le Haut et le Bas Canada sans le consentement de son électorat. Après avoir reçu une offre de John A. MacDonald, Joseph Howe s’est rallié au fédéralisme.

Province of Cape Breton Island : Né en février 2000 à Baddeck, ce parti politique créé par des intellectuels veut que le Cap Breton se sépare… de la Nouvelle-Écosse  ! On clame que l’annexion du Cap Breton a été faite en toute illégalité en 1820…

Mené par Scott MacLean de Sydney, le parti compte 300 membres désireux de former leur propre Province pour se sortir d’une impasse économique. Pour éviter l’exode des jeunes et l’appauvrissement de la région, le groupe a commandé une sérieuse étude pour évaluer leur avenir. L’étude indique notamment que Cap-Breton verse un excédent de 12 millions de dollars à la Province sans obtenir de bénéfices. En 2005, une étude plus approfondie a été conduite par le Dr.Paul Hobson (Department of Economics – Acadia University), le Dr. David Cameron (Department of Political Science – Dalhousie University) and Dr. Wade Locke (Memorial University). En novembre 2006, à la suite de la déclaration de Stephen Harper au sujet de la nation québécoise, Mark MacNeill a déclaré que le Cap-Breton est irréfutablement une société distincte et a demandé le statut de Province au Premier Ministre.

Nunavut

Kitikmeot : « I think we need to pull a Quebec, threaten separation… » Une communauté de l’ouest du Nanavut, qui représente le tiers de cet énorme territoire de 2 millions de kilomètres carrés, rejette les nouvelles frontières de 1999. On souhaterait un retour vers les Territoires du Nord Ouest. On trouve que le pouvoir d’Iqaluit, capitale du Nunavut, est trop centralisateur ! Régionalisme, quand tu nous tiens…

Québec

Le Nunavik (ou Nouveau-Québec) forme le tiers nord du Québec et couvre une superficie d’environ 507 000 km² de toundra et de forêt boréale. Les quelque 11 000 habitants du Nunavik, dont 90 % sont Inuits, vivent le long des côtes dans 14 villages nordiques. Dans le village cri de Whapmagoostui, certains désirent se séparer du Québec et joindre le Nunavut.


Documents de presse

 Photographies et autres visuels – Utilisation promotionnelle

RELATIONS MÉDIAS
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info@lamachinecommunications.com | 438 777-6867

Photos du documentaire : pour un usage promotionnel uniquement

Pour usage promotionnel seulement.

Fiche technique

Les États-Désunis du Canada
Long-métrage documentaire 84 minutes 30 secondes

Production
Les Productions de la ruelle inc.

Producteurs
Guylaine Maroist et Éric Ruel

Réalisateurs
Michel Barbeau
Guylaine Maroist
Eric Ruel

Textes des narrations
Sylvain Cormier
Guylaine Maroist

Consultants
Sylvain Cormier
Daniel Dupré
Martin Goeffroy

Recherche
Guylaine Maroist

Recherche visuelle
Marie-Michèle Tremblay

Direction de la photographie
Éric Ruel

Direction de la photographie supplémentaire
Alain Bisson
Étienne Bruyère
Yanick Castonguay
Steeve Desrosiers
Alberto Feio
Jean-François Perreault

Prise de son
Marcello Delambre
Daniel Ferland
Igal Petel
Éric Ruel
Art Young

Montage
Martin Gagnon
Éric Ruel

Montage sonore
André Chaput
Martin Gagnon

Montage sonore
André Chaput
Martin Gagnon

Graphisme et infographie
Michel Barbeau
Martin Gagnon

Mixage sonore (ONF)
Jean Paul Vialard

Traduction
Valérie Palacio-Quintin
Kelly Ricard
Vanessa Nicolai

Doublage
Isabelle Lacasse
Gilbert Lachance
Marc Legault
Pierre Paquette Kohl
Claude Préfontaine
Francis-William Rhéaume
Guy Richer

Affiche
François Savard

Site internet
Maud St-Onge

Directrice des productions originales Canal D
Sylvie de Bellefeuille

Productrice ACIC
Johanne Bergeron

Coordonnatrice ACIC
Marie-Christine Guité

Source : Guylaine Maroist